August Macke est né en 1887 à Meschede, en Westphalie, et grandit entre Cologne et Bonn. Après des études à l'Académie des beaux-arts et à l'École des arts appliqués de Düsseldorf, il travaille comme décorateur et costumier de théâtre. Il épouse en 1909 Elisabeth Gerhardt, dont l'oncle, le collectionneur berlinois Bernhard Koehler, le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à la peinture.
Ses séjours à Paris, à partir de 1907, lui font découvrir les impressionnistes puis les fauv... Voir plus >
August Macke est né en 1887 à Meschede, en Westphalie, et grandit entre Cologne et Bonn. Après des études à l'Académie des beaux-arts et à l'École des arts appliqués de Düsseldorf, il travaille comme décorateur et costumier de théâtre. Il épouse en 1909 Elisabeth Gerhardt, dont l'oncle, le collectionneur berlinois Bernhard Koehler, le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à la peinture.
Ses séjours à Paris, à partir de 1907, lui font découvrir les impressionnistes puis les fauves. L'œuvre d'Henri Matisse, qu'il voit exposée à Munich en 1910, le marque profondément et l'encourage à simplifier les formes et à poser la couleur en larges surfaces. La même année, il rencontre Franz Marc, qui devient son ami le plus proche et l'introduit auprès de Vassily Kandinsky.
Macke participe en 1911 à la première exposition du Blaue Reiter et contribue à l'almanach du groupe. Il garde pourtant ses distances avec les recherches plus spirituelles de Kandinsky et reste attaché au monde visible. En 1912, il se rend avec Marc à Paris chez Robert Delaunay, dont les recherches orphistes sur les contrastes de couleurs l'amènent à fragmenter l'espace en plans lumineux. Ses grandes vitrines de magasins, où des passantes élégantes se reflètent dans les verres colorés, naissent de cette rencontre.
En 1913, il s'installe quelques mois à Hilterfingen, au bord du lac de Thoune, en Suisse. Il y peint certaines de ses toiles les plus célèbres, comme la Dame en veste verte, où des promeneurs flânent sous les arbres au bord de l'eau. Ces scènes de promenade, de jardins publics et de parcs zoologiques font de lui le peintre d'une vie moderne paisible, et ses paysages sont presque toujours habités par des silhouettes humaines.
En avril 1914, il part en Tunisie avec Paul Klee et le peintre suisse Louis Moilliet. En deux semaines à peine, il réalise des dizaines d'aquarelles et de dessins des rues, des marchés et des maisons blanches de Tunis et de Kairouan. La lumière intense l'amène à simplifier encore ses compositions, et ces aquarelles comptent parmi les sommets de son œuvre.
Mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale, Macke est tué en Champagne le 26 septembre 1914, à vingt-sept ans. En moins de dix ans, il a pourtant laissé plusieurs centaines de tableaux et des milliers de dessins. Rattaché à l'expressionnisme allemand, il s'en distingue par la sérénité de ses sujets et la clarté de sa palette, loin de l'angoisse qui traverse l'œuvre de nombreux peintres du mouvement.
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