Le Néoplasticisme est le nom que Piet Mondrian donne à sa peinture à partir de 1917, d’après le néerlandais “Nieuwe Beelding”, la “nouvelle plastique”. Son vocabulaire se limite à quelques éléments : lignes horizontales et verticales, surfaces rectangulaires, couleurs primaires associées au noir, au blanc et au gris. Avec ces moyens réduits, Mondrian cherche à exprimer une harmonie universelle, fondée sur l’équilibre entre des forces opposées.
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Le Néoplasticisme est le nom que Piet Mondrian donne à sa peinture à partir de 1917, d’après le néerlandais “Nieuwe Beelding”, la “nouvelle plastique”. Son vocabulaire se limite à quelques éléments : lignes horizontales et verticales, surfaces rectangulaires, couleurs primaires associées au noir, au blanc et au gris. Avec ces moyens réduits, Mondrian cherche à exprimer une harmonie universelle, fondée sur l’équilibre entre des forces opposées.
Le mouvement naît aux Pays-Bas pendant la Première Guerre mondiale. En 1917, Theo van Doesburg fonde la revue De Stijl, “le Style”, qui réunit peintres et architectes, dont Mondrian, Bart van der Leck, J.J.P. Oud et Gerrit Rietveld, autour d’un art de formes pures applicable aussi bien à la toile qu’au mobilier ou à la ville.
Le parcours de Piet Mondrian éclaire cette démarche. Formé au paysage, il peint des séries d’arbres dont les branches deviennent peu à peu un réseau de lignes, puis découvre le Cubisme à Paris entre 1912 et 1914, avant d’éliminer toute référence au monde visible. Au début des années 1920 apparaissent les compositions en rouge, jaune et bleu qui comptent aujourd’hui parmi les tableaux célèbres les plus reconnaissables de l’art moderne. L’équilibre y naît de la position et des proportions de chaque surface, sans recours à la symétrie.
Les principes de De Stijl dépassent rapidement la peinture. La chaise rouge et bleue de Rietveld et la maison Schröder, construite à Utrecht en 1924, transposent ces lignes orthogonales et ces aplats colorés dans le mobilier et l’architecture. Le groupe se divise pourtant au milieu des années 1920, lorsque van Doesburg introduit la diagonale, que Mondrian refuse, et le peintre s’en éloigne.
Le Néoplasticisme représente la voie la plus rigoureuse de l’art abstrait naissant. Robert Delaunay explore au même moment une abstraction de couleurs lumineuses et de formes circulaires, tandis que Hilma af Klint élabore dès 1906, en Suède, des compositions géométriques et organiques liées à une démarche spirituelle, une préoccupation que Mondrian partage à travers son intérêt pour la théosophie.
Installé à New York en 1940, Mondrian assouplit sa grille au contact de la ville et du jazz, comme dans “Broadway Boogie Woogie”, où les lignes noires laissent place à de petits carrés colorés. Son langage trouve ensuite un large écho dans le design, le graphisme et la mode, jusqu’aux robes inspirées de ses compositions qu’Yves Saint Laurent présente en 1965.
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